Interpellé sur la loi interdisant les sachets plastique, par l’Association des Commerçants et Industriels du Sénégal (ACIS), le ministre de l’environnement répond, à ses valeureux concitoyens qui s’inquiètent de leur marchandise bloquées aux niveaux des frontières, en ces termes : « jeter vos tonnes de sachets dans la mer ou aller les vendre ailleurs ».
Les lois
Pour rappel, une loi 2015-09 du 04 mai 2015 interdisait la production, l’importation, la détention, la distribution et l’utilisation des sachets plastiques de faible micronnage. En d’autre terme l’état du Sénégal ne voulait plus voir les sachets plastiques inférieurs à 30 microns. Un an après la loi entre en vigueur et les commerçants importateurs la respectent à la lettre. Depuis cette loi, il faut quand même le dire, toute forme de sachets plastiques de faible micronnage est bannie par ces citoyens qui évoluent dans ce secteur. Cette année, la loi 2020-04 du 08 Janvier 2020, quant à elle interdit les produits plastiques à usage unique comme les gobelets, pipettes, couvercle, les sachet pour conditionner de l’eau… Elle est entrée en vigueur le 20 avril 2020.
ACIS et le Ministre
Cependant, les questions qui méritent d’être posées sont : pourquoi vouloir à tout prix et d’une manière non concertée, faire appliquer cette loi sans prendre en charge les honnêtes travailleurs qui évoluent dans ce sous-secteur ? Qu’est-ce qui peut bien motiver le Sénégal à interdire littéralement les sachets plastiques en 2020 au moment où des pays beaucoup plus développés attendent d’ici à 2035 ? Pour régler ces différentes questions, sauver notre économie et protéger l’environnement, l’Association des Commerçants et Industriels du Sénégal (ACIS) propose au ministre de l’environnement : faire un bilan du secteur pour mieux situer les impactés et les sensibiliser. Valoriser les déchets plastiques à travers les recyclages. Ou bien donner aux travailleurs du secteur le temps nécessaire d’écouler leur marchandise et pour les industriels de l’eau des sachets de trouver un autre secteur à investir.
L’arnaqueur
Dans les conséquences de la loi 2020, une valeur de plus de 7 milliards de francs était bloquée dans les ports et frontières terrestres attendant l’autorisation du ministre de l’environnement. Les soldats de l’économie disent aux commerçants vous ne pouvez pas prendre vos marchandise, car on n’a pas encore l’autorisation du ministre. Des jours passent, se succèdent et se ressemblent pour les commerçants qui n’ont que leurs yeux pour pleurer le sort réservé aux conteneurs et camions dans les frontières. Une dizaine de jour avant l’application de la loi sur le marché, une décision vient de la douane. Les importateurs peuvent aller payer pour faire entrer les marchandises. Ainsi le triple du prix de chaque conteneur ou camion est payé à l’état pour respecter les frais de magasinage et de surestarie. A la surprise générale, après que les commerçants aient fini de payer, le ministère passe le lendemain dans les différents marchés pour saisir ce qui vient d’être payé. Une situation qui n’a ni nom ni adjectif pour la qualifier !
Finalement, entre vivre avec la Civid 19 pour sauver notre économie et vivre avec les sachets plastiques recyclables pour sauver une autre économie ? Tous les économistes et les acteurs du secteur préfèrent vivre avec les plastiques en recyclant, en protégeant l’environnement et en sauvant une économie !
BAMBY 

